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Le manuscrit est un champ d'hésitations aux cueillettes possibles, clairsemées entre et sous les ratures. Plus lisible, ma version tapuscrite envoyée à l'éditrice comportait 122 pages d'environ 40 lignes/page ; écrites en 2063 heures et 31 minutes, soit approximativement 16h 55mn/page. En huit années d'écriture, le manuscrit de ce livre s'est distingué par d'innombrables ratures, les victimes : des phrases molles. Parfois, hors du contexte de l'histoire, une ligne de mots s'est insérée dans la capture d'un laisser-sortir ; bien que difficile à croire, ces phrases ne sont pas toujours sorties aux moments où les interventions féminines s'écrivaient. J'ai décidé d'offrir cette cueillette non publiée : Les fusils de plumes écartent les mots de plomb - Ma colère est un château avec trop de portes d'entrées - Je le note au crayon papier - L'amour est la chandelle dans le vent de la nuit - L'horizon commence sous mes pieds... - Entre ma rive et la sienne, le pont s'appelle Bébé - Je connais un béton où s'accroche mes fleurs - Les sensations qui me percutent s'agrippent à la sonnette de ma maison - J'ai un banc de pause placé dans la circulation de sensations - Le mensonge se dévoile à la lumière réfléchie - Je suis la colle qui tient l'affiche - Il est une île, souvent au loin... |
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